mastectomie

Après deux cancers du sein, Catherine Malhouitre  a crée le Souti1©, premier soutien-gorge asymétrique pour femmes opérées. Elle nous explique comment et pourquoi elle l’a conçu pour toutes celles qui, jusqu’à présent, devaient naviguer entre prothèse et nudité.

Même malade on peut faire de belles rencontres et tomber amoureux. Mais la maladie peut freiner la spontanéité des élans et peser sur la relation, notamment au moment de la délicate question de son annonce au partenaire. Faut-il en parler ? Quand et comment ? Des questions auxquelles il est bien difficile de répondre de manière binaire.

 

“Que fais-tu de tes oranges amères”

Portrait de dina

Baliser notre parcours par la forme inattendue du poème c’est comme y glisser une caresse, réparatrice, apaisante… Elle nous sort de la prison où nos maux nous enferment; elle permet à ceux qui nous accompagnent ou nous croisent un regard plus juste peut-être, une présence différente, capable d’alléger ces jours aux teintes incertaines… Car entre cancer et “carcer”, la prison, le cachot… il n’y a qu’une lettre comme un ami me le rappelait.. Alors oui, les mots peuvent nous éviter l’enfermement né des maux et des regards qui ne sauraient pas…

Environ 20 000 femmes subissent une ablation du sein chaque année. 85 % d’entre elles vivront dès lors avec un corps asymétrique. Au quotidien, ces « Amazones » recourent à des prothèses du sein. Celles-ci doivent être bien adaptées afin de donner le change esthétiquement et éviter les douleurs musculaires dues au déséquilibre de la poitrine. Conseils pour bien choisir.

"Qui a déjà vu une cicatrice de mastectomie?" interroge Dominique Gros, sénologue. Il y aurait environ 250.000 femmes en France qui vivent avec un sein en moins. Seules 15% des patientes passent par une reconstruction mammaire... à la grande surprise de leur entourage. Faut-il diffuser des images de ces seins coupés? Pour certains, une telle vision est insoutenable, atteinte à la féminité, rappel du cancer... Pour d'autres, il faut montrer ces cicatrices pour "guérir le regard" portée par la société sur la féminité.