Beaucoup de malades se sentent lâchés par ceux qu’ils croyaient être leurs amis. Du jour au lendemain parfois, ces êtres chers ne sont plus fidèles au poste. Un choc vécu comme une trahison qui ajoute du chagrin à la souffrance de la maladie. Pourquoi désertent-ils ? Cela peut-il être parfois un mal pour un bien ? Entretien avec Marie-Frédérique Bacqué, Professeur de psychopathologie clinique à l'université de Strasbourg, PhD.

Le témoignage d'une amie.

Le jour où Anouchka m’a annoncé qu’elle était malade, nous étions début septembre, peu après la sortie des classes. Je rentrais avec ma fille quand elle m’a hélée. J’étais contente de la revoir car maintenant que nos filles ne fréquentaient plus la même école, se voir devenait plus difficile et rare.