Le cancer peut parfois rendre égocentrique et angoissé, forcément. Il entraîne ainsi des changements de comportements qui pèsent  sur l’entourage du malade. Quelles sont les plus grandes sources de difficultés de ces proches malmenés? Comment les prévenir ?

Etre informé sur son état de santé est le premier droit des patients. Mais selon la situation, l’exercice peut s’avérer délicat pour le personnel soignant. Comment annoncer un diagnostic difficile, prévenir des effets secondaires d’un traitement ? Face à ce défi, infirmières et médecins refusent de généraliser et agissent au cas par cas, selon leurs expériences et leurs sensibilités.

 

Même malade on peut faire de belles rencontres et tomber amoureux. Mais la maladie peut freiner la spontanéité des élans et peser sur la relation, notamment au moment de la délicate question de son annonce au partenaire. Faut-il en parler ? Quand et comment ? Des questions auxquelles il est bien difficile de répondre de manière binaire.

 

Dans les établissements, la logique comptable et réglementaire peut parfois faire perdre de vue l'objectif initial d'accompagnement et de soin. Exemple avec le dispositif d'annonce, qui ne doit pas se transformer en entretien balisé et codifié. La psychologue Florence Barruel plaide pour que malades comme soignants puissent laisser s'exprimer leur subjectivité.

Le Docteur Frousse et moi

La relation malade/médecin, comme toute relation humaine, est traversée d'émotions. Voici un condensé de mon histoire avec celui que j'appelle "Dr Frousse" - et pour qui j'ai néanmoins un grand respect -.


Par un beau soir de juin  2002, le Dr Frousse m’annonce une forme rare de leucémie aigue, love at first sight.


En 2003, deux mois après une autogreffe,  il me dit de reprendre une vie normale. Ah oui ! En me tenant au mur chez moi ? Mais c’est quoi « une vie normale » ? ">

La relation médecin/patient dans le cadre d'un cancer n'est pas un long fleuve tranquille. Voici le témoignage de Marina, sur sept ans de hauts et de bas avec celui qu'elle a surnommé (et on la comprend): Docteur Frousse.

L’annonce d’un cancer est toujours un traumatisme. Mais sa violence dépendra en grande partie de la manière dont elle s’est faite. Entre deux portes, au téléphone, bref en quelques mots assénés froidement, ou au contraire, avec toute l’humanité requise. Pour mieux encadrer ce moment douloureux, le plan cancer I a mis en place un diagnostic d’annonce. Qu’en est-il de l’application de ces mesures dans la pratique ?