Quand Marina est tombée malade, sa fille n'avait que quelques mois. Comment la maladie allait-elle affecter son enfant, s'est-elle demandée, tenaillée par l'angoisse et la culpabilité? Réponse, presque huit ans après, dans ce post plein d'humour.

Je suis moi. Et pourtant qui me voit, dissimulée que je suis par les pinces du crabe? Dans cette soirée d’anniversaire, je me rends, heureuse de renouer avec un semblant de vie « normale ». La fête était belle mais sur le chemin du retour, un malaise sournois grignote mon moral. Pourquoi la compassion des autres m’ébranle-t-elle ? Parce qu’elle vient me rappeler à chaque instant le mal qui me ronge. Si moi je fais tout pour l’oublier, le temps d’une soirée, bien sûr que eux ne le peuvent pas. Je suis le cancer incarné.

Parmi les 40.000 à 50.000 femmes ayant un cancer du sein chaque année en France, 7% ont moins de 40 ans. Et environ 10% de ces dernières décident d’avoir un enfant. Jusqu’à présent, peu d’études leur avaient donné la parole. C’est désormais chose faite grâce à l’Afacs, l’Association francophone de l’après cancer du sein.

L’histoire est aussi tragique qu’elle est belle. Celle de ces parents confrontés au cancer de leur fils, un petit garçon de 9 ans, mais soutenus dans leur malheur par un magnifique élan de solidarité. Les collègues de travail du père vont lui offrir ce dont il a le plus besoin : du temps. Pour être aux côtés de son fils jusqu’au bout.

Pour surmonter l'insurmontable, la perte de sa petite Manon, Anne Herbert crée avec quatre amies l'association "Les Bagouz'à Manon". Elle fabrique des bijoux et les revend au profit de la recherche contre ce cancer pédiatrique, le neuroblastome. Une jolie et courageuse initiative qui permettra de lever près de 200 000 euros. 

Les adolescents atteints d'un cancer sont souvent ballotés entre des services pédiatriques ou des unités pour adultes, tous deux inadaptés. Le  docteur Daniel Oppenheim,  psychiatre et psychanalyste à l'IGR, nous livre l'expérience acquise dans la première unité qui leur est consacrée à Villejuif depuis 2003.  En mai 2010 l'Hôpital Saint Louis à Paris et en 2011 l'Hôpital Salvador à Marseille ouvriront à leur tour des services dédiés. 
 


Beaucoup de malades se sentent lâchés par ceux qu’ils croyaient être leurs amis. Du jour au lendemain parfois, ces êtres chers ne sont plus fidèles au poste. Un choc vécu comme une trahison qui ajoute du chagrin à la souffrance de la maladie. Pourquoi désertent-ils ? Cela peut-il être parfois un mal pour un bien ? Entretien avec Marie-Frédérique Bacqué, Professeur de psychopathologie clinique à l'université de Strasbourg, PhD.

Le cancer des enfants, des adolescents, des jeunes adultes a des spécificités aujourd’hui encore mal reconnues. Problème de scolarité, d’insertion dans la vie professionnelle, de séquelles touchant à la fertilité, etc…Des Etats Généraux organisés par l’Union Nationale des associations de parents leur sont consacrés, afin d'identifier leurs difficultés et proposer des mesures à intégrer dans l’application du plan cancer 2.

Isabelle a eu un cancer du sein il y a six ans. Diagnostic, traitements, sortie de la maladie: son mari, Bruno, raconte la façon dont il a vécu ces différentes étapes, entre angoisse indicible et amour de l'autre.

Tine, 24 ans, professeur de théâtre et photographe, a eu une maladie de Hodgkin à l'âge de 21 ans. Elle est alertée par ses parents sur les conséquences de la chimio sur la fertilité. Commence alors un parcours du combattant auprès des médecins pour obtenir des informations, dans un premier temps, et la prise en charge de sa situation par la suite.