Le cancer de l’estomac peut se traiter par une ablation partielle ou totale de l’organe. Mais comment se faire à l’idée de vivre sans estomac ? Faut-il alors renoncer à tous les plaisirs de la table ? Sûrement pas, selon les médecins. Même si adapter son alimentation s’impose.

Outre une modification du goût et de l’appétit, les traitements peuvent aussi avoir pour effet secondaire une pénible sécheresse de la bouche. Une impression de soif inextinguible qui peut amener chacun à boire de l’eau dans des quantités beaucoup trop importantes, et ce jour et nuit. Un truc tout simple à expérimenter : troquer un grand verre d’eau contre un petit glaçon.

Envie de partager votre experience ? Réagissez au sujet.

Et vous, avez-vous des « trucs » à donner pour améliorer cette sensation ?

Réagir sur le forum

A quelques semaines d’intervalles, deux ouvrages abordent la question des régimes « anti cancer », avec des conclusions opposées. De fait, les études sur le lien entre nutrition et cancer sont rares, au grand dam des patients qui voudraient transformer leur alimentation en arme préventive contre la maladie.

Trouble du goût et de l’odorat, manque d’appétit, nausée, autant de facteurs qui peuvent conduire tout droit à la dénutrition. Voici quelques conseils pratiques du Docteur Sami Antoun, Responsable du Comité de Liaison Alimentation Nutrition à l’Institut Gustave Roussy, pour continuer à s‘alimenter correctement pendant les traitements.

Il y a encore beaucoup de champs à explorer dans la relation entre la santé et l’alimentation. Pour mieux les comprendre, des études doivent être lancées sur une population nombreuse. C’est l'ambition de l’étude NutriNet, dirigée par Serge Hercberg. Des volontaires, malades ou en bonne santé, peuvent s’inscrire sur le site et répondre à des questionnaires sur leur alimentation et leur mode de vie.

Le lien entre alimentation et cancer donne lieu à des débats et des controverses sans fin, au point que les malades ne savent plus à quel saint se vouer. Nous avons cherché à faire le point sur différents sujets auprès de Serge Hercberg, directeur de recherche à l’Inserm, professeur de nutrition à l’Université de médecine de Paris 13, et coordinateur de l'étude Nutrinet.

La perte de poids pendant un traitement est un facteur aggravant : à pathologie égale, un patient dénutri a un risque de mortalité plus important qu’un patient non dénutri, nous explique le Docteur Sami Antoun de l’Institut Gustave Roussy. A partir de quand parle-t-on de dénutrition du patient ? Quelles sont les solutions ? Un entretien qui fait le point sur un sujet crucial, la dénutrition.

J’ai lu de multiples livres sur l’alimentation anti-cancer. J’ai commencé à agrémenter tous mes plats de curcuma et de poivre noir, à manger de l’ail à gogo, des brocolis, etc… Grand bien m’en fasse mais au bout d’un moment, ca lasse. Petit à petit, la  discipline culinaire s’est lamentablement assouplie.

Certaines études estiment que près d’un tiers des cancers ont pour cause directe un déséquilibre alimentaire. On trouvera toujours des contre-études qui réprouveront ce fait mais en attendant, un certain consensus international semble se dégager autour de règles simples de prévention alimentaire.